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# 121

L'IMAGE SANS QUALITÉ

2002

image de   L\'IMAGE SANS QUALITÉ
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Livre de 50 pages, novembre 2002, 31 centimètres sur 22 centimètres, imprimé sur Bristol quadrillé 5 sur 5, 80 grammes, Rivoli 90 grammes et 160 grammes, cousu, couvrure en toile de couleur rouge, premier plat imprimé, étui imprimé.

Le roi Baltasar donna un festin en l'honneur de ses mille dignitaires et en leur présence, il se mit à boire du vin. Excité par la boisson, il fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nabuchodonosor avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi, ses grands ses femmes et ses concubines s'en servissent pour boire. On apporta donc les vases d'or qui avaient été enlevés du temple de Dieu à Jérusalem. Le roi, ses grands ses femmes et ses concubines y burent, et après avoir bu le vin, ils entonnèrent la louange des dieux d'or et d'argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre.
Or, à ce moment, voilà qu'apparurent en face du candélabre, les doigts d'une main humaine, écrivant sur l'enduit de la muraille du palais royal. Le roi, à la vue de ce bout de main qui écrivait, changea de couleur ; des pensées terrifiantes l'assaillirent et ses genoux s'entrechoquèrent. Il cria violemment qu'on fit venir les magiciens, les Chaldéens et les astrologues. Il leur dit : «Quiconque déchiffrera cette inscription et m'en donnera le sens sera revêtu de pourpre, portera au cou un collier d'or et prendra le troisième rang dans le gouvernement du royaume.»
Tous les sages du roi pénétrèrent dans la salle, mais ils furent incapables de lire la signification. Baltasar en fut tout effrayé, son visage changea de couleur, et ses grands se trouvaient consternés.
Mais la reine, attirée par le bruit des paroles du roi et des grands entra dans la salle du festin : «Sire, dit-elle, longue vie au roi ! Ne te laisse pas terrifier par tes idées ; ne change pas ainsi de couleur. Il y a dans ton royaume un homme en qui réside l'esprit des dieux saints. Du vivant de ton père, on trouvait en lui une lumière, une intelligence et une sagesse comparables à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nabuchodonosor, ton père, en avait-il fait le chef des scribes, des magiciens, des Chaldéens et des astrologues ; on avait trouvé en ce Daniel (surnommé Baltasar par le roi) un esprit supérieur, une science et une pénétration particulières pour interpréter les songes, expliquer les énigmes et résoudre les difficultés. Qu'on appelle donc Daniel, et il donnera le sens de l'inscription.»
Daniel fut alors introduit devant le roi, qui lui dit : «Es-tu bien Daniel, déporté de Juda, que mon père a amené ici de Judée? J'ai entendu dire à ton sujet que l'esprit des dieux réside en toi, et qu'on te trouve une lumière, une intelligence et une sagesse singulières. On vient d'introduire devant moi les sages et les magiciens pour lire cette inscription et m'en découvrir le sens. Ils n'ont pu me donner la signification de ces mots. Or on m'a assuré que tu es maître dans l'art des interprétations et des solutions d'énigmes. Si donc tu peux lire ce texte et m'en donner le sens, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras au cou un collier d'or et tu prendras le troisième rang dans le gouvernement du royaume.»
Daniel répondit au roi : «Garde tes présents ; accorde-les à d'autres ! Je lirai toutefois ce texte au roi et je lui en donnerai le sens. Sire, le Dieu Très-Haut avait octroyé à Nabuchodonosor, ton père, royauté, grandeur, gloire et majesté. En raison de cette grandeur qui lui était conférée, tous les peuples, toutes les nations, et des gens de toutes les langues tremblaient de crainte devant lui. Il faisait périr qui il voulait ; il laissait en vie qui il voulait ; il élevait et abaissait qui il voulait. Mais son cœur s'étant élevé et son esprit endurci dans l'outrecuidance, il fut déposé de son trône et dépouillé de sa gloire. Il fut chassé d'entre les humains et son cœur devint semblable à celui bêtes, il resta en compagnie des ânes sauvages, broutant l'herbe comme les bœufs ; et son corps fut trempé de la rosée du ciel jusqu'à ce qu'il reconnût que le Très-Haut domine sur la royauté des hommes et y élève qui bon lui semble. Toi pareillement Baltasar, son fils, tu savais tout cela et tu n'as pas humilié ton cœur. Tu t'es dressé contre le Maître du ciel. On t'a apporté les vases de son temple, dans lesquels vous avez bu le vin, toi, tes grands, tes femmes et tes concubines. Tu as décerné des louanges aux dieux d'argent, d'or, de bronze, de fer, de bois et de pierre, aveugles sourds et impassibles, au lieu de rendre gloire au Dieu de qui dépend ton souffle et toute ta destinée. Aussi, sur ton ordre, ce bout de main a-t-il été envoyé, et ces mots ont-ils été tracés. Le texte ici écrit (se lit) : Mané, Thécel et Pharès. Voici le sens de ces mots : Mané: Dieu a compté (les années) de ton règne et y met un terme ; Thécel: tu as été pesé dans la balance et trouvé trop léger ; Pharès: ton royaume va être divisé et livré aux Mèdes et aux Perses.»
Alors, sur l'ordre de Baltasar, Daniel fut revêtu de pourpre ; on lui mit au cou un collier d'or et on publia qu'il aurait le troisième rang dans le gouvernement du royaume.
(Mais) dans La nuit même, Baltasar, roi des Chaldéens, fut mis à mort.

Daniel, 5.

Nombre d'exemplaires: 30
Prix indicatif de vente: 20 €

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